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La menace invisible de la cybersécurité des réseaux numériques en magasin

Entrez dans n’importe quel magasin moderne et vous constaterez le chemin parcouru par le secteur. Les réseaux de retail media génèrent de nouvelles sources de revenus, tandis que des solutions d’affichage numérique comme les bornes interactives, les murs d'écrans ou et les panneaux d'affichage numériques ont transformé les points de vente en espaces immersifs pilotés par les données. Ces technologies jouent désormais un rôle central dans la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie commerciale en magasin.


Mais cette sophistication a un coût caché. Alors que les sièges sociaux ont mis en place des protections strictes pour leurs data centers, plateformes cloud et réseaux corporate, le réseau numérique en magasin est souvent relégué au second plan. Chaque écran, borne ou lecteur média connecté constitue pourtant une porte d’entrée potentielle pour une cyberattaque. Et à mesure que ces dispositifs s’intègrent étroitement aux systèmes d'e-commerce, aux plateformes d’inventaire ou aux bases de données de la chaîne d'approvisionnement, les enjeux n'ont jamais été aussi importants.


Le défi vient du fait que le réseau en magasin n’est plus un environnement isolé. Avec l'essor du retail omnicanal, il est passé d’un système local, quasiment cloisonné, à un élément à part entière de l’infrastructure de l’entreprise. S’il n’est pas sécurisé au même niveau que les systèmes du siège, il peut devenir le maillon faible de la chaîne.


Une surface d’attaque en expansion : chaque écran est une vulnérabilité

Autrefois, la sécurité retail se concentrait principalement sur la protection des terminaux de paiement. Aujourd’hui, la surface d’attaque accessible aux cybercriminels s’est transformée en un vaste réseau d’écrans connectés, de bornes et de capteurs. Encore plus préoccupant : beaucoup de ces dispositifs sont installés et gérés par des équipes marketing ou opérationnelles, sans supervision IT formelle. Cette informatique parallèle peut contourner les politiques de sécurité de l'entreprise, les calendriers de mise à jour et les systèmes de surveillance.



C'est précisément cette absence de supervision qui la rend attractive pour les assaillants. Une étude récente de la Hong Kong Computer Emergency Response Team a révélé 20 vulnérabilités dans des systèmes d'affichage commercial couramment déployés, dont la moitié était classée à haut risque. Certaines concernaient des failles simples mais négligées, comme des ports USB exposés ou des télécommandes infrarouges non sécurisées, permettant à un acteur malveillant de compromettre un appareil en quelques minutes d'accès physique. D'autres étaient liées à des protocoles réseau obsolètes ou à des systèmes configurés sans chiffrement, créant des opportunités pour des attaques de type « man-in-the-middle ». Dans certains cas, les systèmes de gestion de contenus d'affichage présentaient des failles comme des vulnérabilités d'injection SQL ou de cross-site scripting, offrant à un cyberpirate distant un accès à l'ensemble du réseau.


Fraude assistée par l’IA et menaces sur la chaîne d’approvisionnement

Le paysage des menaces ne cesse non seulement de s’étendre, mais aussi de gagner en sophistication. Deux évolutions méritent aujourd’hui l’attention urgente des retailers : l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la cybercriminalité et le risque croissant de compromission de la chaîne d’approvisionnement.


L’intelligence artificielle a considérablement abaissé le seuil d’expertise nécessaire pour mener des attaques sophistiquées. Les outils d'IA générative peuvent désormais produire des e-mails de phishing très convaincants, de faux enregistrements vocaux de dirigeantes et dirigeants et des pages de connexion réalistes à une vitesse alarmante. Un pirate n'a plus besoin d'être un ingénieur social chevronné pour inciter un employé à révéler ses identifiants ; l'IA peut faire l'essentiel du travail. Pour les réseaux média retail, les implications vont plus loin. Les fraudeurs peuvent déployer des bots pilotés par l'IA capables de générer de faux clics, visionnages et interactions sur les publicités en magasin. Bien que cela soit traditionnellement associé aux sites web, cela concerne également le matériel physique. Par exemple, un pirate peut accéder au réseau d'affichage numérique via des vulnérabilités comme des ports USB exposés, des portails de gestion non sécurisés ou du trafic réseau non chiffré. Une fois à l'intérieur, il n'a pas besoin de piéger physiquement le matériel du système, puisqu'il peut simplement manipuler le logiciel qui transmet les données.


Les assaillants peuvent également injecter de fausses données directement dans les flux analytiques, faisant apparaître des milliers de vues alors que très peu de personnes ont en réalité vu la publicité. C’est l’équivalent, en magasin, d’un botnet générant un trafic web artificiel. La plateforme reçoit des données frauduleuses et facture l’annonceur pour des impressions qui n’ont jamais eu lieu. Un autre risque concerne l’usurpation de localisation. Les annonceurs paient des tarifs premium pour des écrans situés dans des lieux à fort trafic. Un fraudeur pourrait compromettre un lecteur média dans un emplacement peu fréquenté (ou même hors ligne dans un entrepôt) et manipuler ses données de reporting pour faire croire qu'il fonctionne dans un magasin phare d'une grande ville. L'annonceur paie alors pour une audience premium qu'il n'atteint pas.


Les attaques de la chaîne d’approvisionnement sont tout aussi préoccupantes. Les solutions numériques en magasin ne sont presque jamais entièrement développées en interne. Elles reposent plutôt sur un assemblage complexe de composants : matériel informatique d’un fournisseur, système d’exploitation d’un autre, CMS d’un troisième, services d’intégration d’un quatrième. Si l’un de ces maillons de la chaîne est compromis, lors de la fabrication, du transport ou via un processus de mise à jour d'un fournisseur, un code malveillant peut être introduit avant même que le dispositif n'arrive dans votre magasin. L'histoire a montré les conséquences dévastatrices de telles attaques, avec des incidents comme la violation SolarWinds rappelant brutalement qu'une compromission au niveau du fournisseur peut se propager à des milliers d'entreprises dans le monde.


Ces deux menaces reposent sur un principe commun : l’exploitation de la confiance. Qu’il s’agisse de la confiance accordée à l’authenticité d’une communication ou à la sécurité d’un fournisseur, une fois cette confiance trahie, les conséquences peuvent être considérables.


Conformité PCI DSS v4.0 et perspectives d'avenir

L'urgence s'accroît avec la dernière version de la norme de sécurité des données de l'industrie des cartes de paiement, PCI DSS v4.0. Bien que de nombreux retailers considèrent la conformité PCI uniquement sous l'angle des systèmes de point de vente, la réalité est plus complexe. Si votre réseau numérique en magasin se connecte, même indirectement, à des systèmes traitant des données de titulaires de carte, il peut entrer dans le périmètre PCI.


La norme mise à jour déplace l'accent des contrôles périodiques vers une conformité continue. Elle insiste davantage sur un contrôle d'accès robuste, ce qui signifie que chaque connexion administrative à un système de gestion d'affichage ou de bornes doit être protégée par une authentification multifacteur. Elle impose également des permissions strictes basées sur les rôles, garantissant que les utilisatrices et utilisateurs n'accèdent qu'aux fonctions nécessaires à leur poste, et exige une surveillance et une journalisation continues de tous les appareils afin que les comportements suspects puissent être détectés et traités immédiatement.


Pour les retailers, cela signifie que la conformité devra désormais être un élément permanent de la gestion opérationnelle, nécessitant une coordination entre les équipes de sécurité IT, les opérations en magasin et les prestataires technologiques.


Pourquoi votre réseau d'affichage numérique est une cible privilégiée

Au-delà de cela, l'affichage numérique et les écrans en magasin se connectent souvent à des systèmes de gestion de contenu, qui sont eux-mêmes reliés au stockage cloud, aux plateformes marketing et parfois même à des outils d'analyse client. S'ils sont compromis, ces appareils peuvent être utilisés comme armes pour diffuser des malwares, afficher du contenu frauduleux ou servir de point de départ à des attaques ailleurs dans votre infrastructure. Un système compromis peut rapidement se transformer en menace paralysant toute une organisation.


Ce qui les rend encore plus attrayants pour les cyberpirates, c'est la perception fréquente qu'il s'agit d'actifs de faible priorité, comme les imprimantes et autres appareils souvent non sécurisés. Dans la pratique, ils sont toujours allumés, physiquement accessibles au public et rarement mis à jour avec la même urgence que les systèmes critiques. Cette combinaison d'accessibilité et de négligence en fait l'une des voies les plus efficaces pour pénétrer le réseau d'un retailer.


De nombreuses organisations constatent que la façon la plus pragmatique d'y parvenir est d'adopter un modèle de sécurité Zero Trust, qui non seulement répond aux exigences réglementaires, mais offre également une protection renforcée face au paysage moderne des menaces.


L'argument en faveur d'un service managé : appliquer le Zero Trust à vos écrans

L'approche traditionnelle de sécurité « château et douves », où tout ce qui se trouve à l'intérieur du périmètre réseau est considéré comme fiable par défaut et où les attaques sont repoussées à la frontière, ne tient plus. Dans un monde où des milliers d'appareils sont déployés en surface de vente, souvent dans des zones publiques, la vulnérabilité des dispositifs est trop importante. Le Zero Trust inverse le modèle, en opérant sur le principe de « ne jamais faire confiance, toujours vérifier ».


Appliqué aux réseaux en magasin, cela signifie que chaque appareil et chaque utilisatrice ou utilisateur doit prouver son identité avant d'obtenir un accès, généralement via des certificats d'appareil uniques, une authentification multifacteur et des vérifications contextuelles telles que la localisation ou l'état de l'appareil. L'accès est accordé sur la base du moindre privilège, de sorte que chaque appareil ne dispose que du niveau minimal d'accès au réseau et au système nécessaire pour remplir sa fonction, et pas davantage. Ce modèle part du principe qu'une intrusion est toujours possible et probable avec le temps, c'est pourquoi une surveillance en temps réel est en place pour détecter les anomalies, isoler les appareils affectés et garantir que les données interceptées sont inutilisables grâce au chiffrement.


Le défi pratique vient du fait que le Zero Trust nécessite des contrôles à la fois au niveau du réseau et de l'appareil. Les retailers peuvent gérer le premier, mais dans de nombreux cas, le second est entre les mains de leurs fournisseurs de média numérique.


Pourquoi les services managés sont pertinents

En théorie, un retailer pourrait développer et maintenir ce niveau de protection en interne. En pratique, cela exige une vigilance constante, des compétences spécialisées en cybersécurité et en gestion d'appareils IoT, ainsi qu'une capacité de surveillance 24h/24 et 7j/7 que beaucoup d'organisations n'ont tout simplement pas. Intégrer plusieurs systèmes de sécurité, les maintenir à jour et s'assurer qu'ils fonctionnent tous ensemble de manière transparente représente un investissement considérable.



C'est pourquoi de nombreux retailers de premier plan se tournent vers des prestataires de services managés spécialisés pour leurs médias numériques en magasin. Ces partenaires peuvent fournir des appareils pré-sécurisés et configurés de manière sûre, gérer les systèmes de gestion de contenu conformément aux meilleures pratiques de sécurité et assurer une surveillance continue avec une réponse rapide aux incidents. Ce faisant, ils assument une part importante de la charge opérationnelle et de conformité, permettant aux retailers de se concentrer sur la création d'une expérience exceptionnelle en magasin sans laisser le réseau exposé.


Construire une approche de sécurité résiliente en magasin

Le réseau numérique en magasin est devenu une infrastructure commerciale critique. Il joue un rôle central dans l'expérience client, l'engagement de marque et la génération de revenus. Il constitue également une cible privilégiée pour des cybermenaces de plus en plus sophistiquées.


Les défenses périmétriques obsolètes et les mesures de sécurité fragmentées ne suffisent plus. En adoptant une approche Zero Trust et en s'associant à des prestataires spécialisés, les retailers peuvent sécuriser leurs appareils, protéger leur clientèle et préserver la réputation de leur marque tout en continuant d'innover en magasin.

Le message est clair : si vos écrans font partie de votre activité, ils doivent également faire partie de votre stratégie de cybersécurité.

 
 

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